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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 00:04
ILLUSION OF L'PHALCIA [Test express]

6 GRAPHISMES

Même note qu'Alphadia Genesis vu que c'est le même moteur. Visuellement, les combats en 3D n'ont pas évolué d'un poil.

 

8 SYSTEME DE COMBAT

Pas grand chose à lui repprocher vu que là encore, c'est un copier-coller d'Alphadia Genesis. Le plus, c'est la gestion d'emplacements des gemmes magiques à la manière d'un Tetris. Un concept plutôt bien foutu.

 

4 MUSIQUES

Les musiques dans les productions Kemco, c'est un peu le sujet qui fâche: répétitives, saoulantes et peu variées.

 

6-PERSONNAGES.jpg

Ryser (l'aventurier) et Tiana (la noble) font le sel du casting avec leurs nombreuses prises de bec, dû à leur différence sociale un peu à la manière d'un couple Han/Leia. Cougar, le félin qui cause, arrive également à tirer son épingle du jeu.

 

6 SCENARIO

A la recherche d'une épée sacrée pouvant exaucer les voeux, nos compagnons de route vont se retrouver au milieu d'une guerre entre les deux grandes nations de leur monde. L'ensemble reste assez poussif malheureusement. Comptez un bon 40h de partie pour passer le boss final en étant à l'aise (niveau 62 pour ma part). Un ng+ se débloquera pour assister à la true ending.

 

Published by Flikvictor - dans Android Test express
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 20:42
SWORD ART ONLINE, Mother's Rosario [Roman]

Mother’s rosario est le 4e roman désormais disponible de SAO (regroupant le 7e et 8e tome japonais). Depuis plus d’un an, les sorties médias se sont multipliées autour de la saga-phénomène : mangas, RPG, light novels et animes… Difficile d’y échapper vu la popularité non démentie de la licence. Au point que les éditeurs français de mangas commencent à surfer sur le genre où chacun veut avoir dans sa collection son SAO, à savoir une intrigue se passant au sein d’un VRMMORPG. Je reviendrais plus bas sur certaines de ces séries fraichement disponibles, intéressons-nous plutôt au contenu de la dernière light novel éditée par Ofelbe.

 

/ !\ Le contenu qui suit contient des spoilers / !\

 

Qu’est ce que la Mother’s Rosario ?

C’est une OSS du MMO alfheim Online, à savoir une skill d’enchainement de coups d’épée parfaitement chorégraphiée et très difficile à réaliser. Cette unique skill de 11 coups est possédée et maîtrisée par la joueuse Yûuki Konno qui va terrasser Kirito lors d’un duel amical. Une défaite aussi étonnante que difficilement acceptable pour sa girl-friend Asuna qui va mener l’enquête sur cette mystérieuse joueuse à la puissance démesurée. Elle ignore qu’elle va faire une découverte dont elle ne ressortira pas indemne.

 

Asuna à l’honneur.

C’est la bonne nouvelle de cette aventure où Kirito laisse au vestiaire son rôle principal de la saga. Celle qui fût sa femme dans le jeu SAO (et surnommée l’éclair fulgurant) est au centre de toutes les attentions. On découvre l’existence bourgeoise IRL d’Asuna avec la relation compliquée qu’elle entretient avec sa mère autoritaire. Cette dernière plaçant de grands espoirs professionnels en sa fille, inutile de préciser que les jeux virtuels n’ont logiquement pas leur place dans le quotidien de sa championne. Asuna devra redoubler d’ingéniosité pour faire accepter son loisir à sa mère, surtout après le traumatisme d’Aincrad.  

SWORD ART ONLINE, Mother's Rosario [Roman]

Le virtuel comme traitement médical.

Mother’s Rosario est un arc tragique qui ne laissera aucune chance à Yûuki Konno, la joueuse incarnant cette formidable et très sympathique guerrière dans ALO. Atteinte du Sida à cause d’une transfusion sanguine, les épreuves de la vie ne cesseront de se multiplier pour la jeune fille, contrainte de servir de cobaye à un projet expérimental virtuel, dans l’espoir de guérir . Sa rencontre et sa sincère amitié avec Asuna lui permettront de quitter ce monde avec sérénité, dans un final touchant. La saga, en plus du thème médical, continue à danser avec celui de la mort sans jamais stigmatiser, lui concédant  une certaine maturité dans le sujet du MMORPG.

 

Les odyssées virtuelles au sein des VRMMO : la déferlante.

SWORD ART ONLINE, Mother's Rosario [Roman]

SAO a ouvert la voie, les postulants n’ont qu’à s’y engouffrer avec l’espoir de se faire une place dans l’ombre de l’œuvre tentaculaire de Kawahara, détenue par les éditions Ototo pour les mangas. En face, Ki-oon veut sa part du gâteau et dégaine Outlaw Players crée par le mangaka français SHONEN. Le point commun avec SAO, c’est que l’œuvre date de 2002 avant d’être publié sur internet. Avec ses planches encrées d’une qualité irréprochable, on a peut-être le concurrent le plus sérieux pour Kirito et sa clique. J’attend de lire le premier tome dispo depuis début juillet pour me prononcer.

De leur coté, les éditions Doki-Doki ont édité début juin le premier tome de The Rising of the Shield Hero,  une œuvre beaucoup plus jeune dont l’inspiration sur SAO est malheureusement palpable. Le récit classique puisse son originalité dans son héros principal condamné à se battre avec… un bouclier ! En achetant une esclave en guise d’épéiste, il va pouvoir progresser en duo contrairement à Kirito qui levelle sa puissance en solitaire.

N’oublions pas non plus Log Horizon dont la première light novel est publiée sous le joug d’Ofelbe, déjà en charge de SAO. Le manga est dispo aux éditions Kana avec un seul tome pour l’instant. Il est question de 30000 joueurs bloqués dans le MMORPG Elder Tale avec un héros au look plus intello et tacticien. Une saga qui existe depuis environ 2010.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 19:06
SWORD ART ONLINE Lost Song [Test express]

C'est mieux fini qu'Hollow Fragment et plus propre visuellement. Les cinématiques en anime sont magnifiques et compense les vastes environnements, vides dans l'ensemble. La modélisation des héros est agréable à l'oeil, sans plus.  

 

7 SYSTEME DE COMBAT

Le fait de combattre dans les airs offre une nouveauté non négligeable. La maniabilité peine à suivre à cause d'un système de lock à la ramasse. Par contre, les affrontements au sol sont beaucoup plus dynamiques et convaincants. Je n'ai pas eu à me plaindre de l'IA de mes alliées (Asuna et Rain) au niveau des soins et des réanimations. 

 

7 MUSIQUES

Le thème de la boutique d'Agil est excellent. Le reste alterne entre le très potable et le passe-partout. Satisfaisant.

 

8 PERSONNAGE

Tout le casting de la licence répond présent: Kirito dit "l'épéiste noir" roule toujours les mécaniques dans son rôle de guerrier over the top tout en gérant son impressionnant harem de jolies filles. Mais sa girl-friend Asuna et leur "fille" Yui veillent au grain pour éviter tout débordement. Rain et Seven sont les petites dernières et le catalyseur principal de l'intrigue. On appréciera en quête annexe l'existence du récit Mother's Rosario avec la touchante Yuuki Konno. Les héroïnes inédites de la série RPG, Philia et Strea sont toujours là. 

 

6 SCENARIO

Dépourvu d'enjeux majeurs, cet épisode confirme la direction alternative prise par la série des RPG de la licence. Le monde d'Alfheim Online est loin d'avoir la dramatique envergure d'Aincrad mais assume son choix. Tout est centré sur une jeune surdouée de 12 ans, à la fois chanteuse idol et scientifique renommée avec cette volonté de tenter de nouvelles expériences virtuelles pas toujours saines. On suit néanmoins sans déplaisirs les sympathiques péripéties de ce groupe de potes dans une intrigue bien différente de l'habituel sauvetage du monde. 

Published by Flikvictor - dans PS4 Test express
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 17:52
THE WITCHER III: Hearts of Stone [Test express]

10 GRAPHISMES

Cette extension tournant sous le moteur fabuleux du jeu, la note reste forcément inchangée. Le nord de la carte dans la région de Novigrad offre pas mal de nouveaux lieux à visiter.

 

7 SYSTEME DE COMBAT

Nécessitant un level 30 minimum, la difficulté assez corsée impose un doigté précis pour survivre aux boss: le crapaud géant ou le gardien du cimetière parleront certainement aux joueurs ayant affrontés ces deux monstres.

 

9-MUSIQUES.jpg

Toujours ce savoir-faire hypnotique de l'OST pour nous mettre dans l'ambiance. Rien à rajouter.

 

9 PERSONNAGES

La belle Shani, l'étudiante d'Oxenfurt déjà présente dans les romans, est l'atout de charme de cette extension. Elle remplit parfaitement son rôle tout en sachant rester à sa place: ce n'est pas une combattante donc inutile de compter sur son soutient dans les donjons. Olgierd Von Everec et Gaunter de Meuré, les deux nouveaux protagonistes masculins sont un régal d'interprétation.

 

8 SCENARIO

Une histoire mélancolique réussie autour d'Olgierd Von Everec où se mêlent manoir hanté, fantômes et tentative de rédemption dans une ambiance dark fantasy inquiétante à souhait. 

Published by Flikvictor - dans PS4 Test express
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 20:08
LA SAGA DU SORCELEUR [Romans]

Il y a 1 an sortait The Witcher III: Wild Hunt, une tuerie monumentale du RPG provoquant un choc dans le standard qualité du genre en matière de contenu. Voilà un titre qui n'a pas finit de hanter mes souvenirs pour le meilleur et... le meilleur.  Mais avant de devenir un RPG surpuissant, la licence du sorceleur c'était avant tout des romans.

 

A l'occasion de la sortie de la nouvelle extension "Blood and Wine" permettant de replonger avec délectation, voici la liste de mes critiques pour chacun des 8 romans d'Andrzej Sapkowski. 

 

La saison des orages - note: 7/10 sur Sens Critique

Situé après sa première rencontre avec Yennefer et avant la prise en charge de Ciri, cette nouvelle aventure du sorceleur permet de mettre en scène des personnages inédits sans oublier les connus: bon pied, bon oeil, le fidèle Jaskier est toujours là et on appréciera aussi la présence de Yennefer, quoique réduite au minimum mais se révélant indispensable. Un appui qui confirme le lien fort unissant ce couple terrible.
Le recit se veut rythmé, travaillé permettant à Geralt de bien se mettre en valeur, autant dans ses bons et mauvais côtés. Sa réputation de Don Juan auprès des magiciennes ne faiblit pas non plus. Absence de Ciri oblige et délaissant les destins annexes, Sapkowski profite de ce nouveau roman pour se recentrer essentiellement sur son héros principal et on ne s'en plaindra pas. Néanmoins, l'absence de conflits majeurs rend ce tome plutôt dispensable par rapport aux précédents. Efficace, sans plus.

 

Le dernier voeu - note: 7,5/10 sur Sens Critique

Ce tout premier tome de la célèbre saga fantasy de Sapkowski doit son importance à trois récits charnières dans l'existence de Geralt de Riv:
- "Le Moindre Mal" narre les tragiques événements de la ville de Blaviken où le sorceleur y héritera malgré lui d'une sinistre réputation.
- "Une Question de Prix" décrit les circonstances d'héritage de l'enfant surprise (Ciri) qui reviendra à Geralt lors du banquet royal à Cintra.
- "Le Dernier Voeux" nous fait assister à la première (et tumultueuse) rencontre entre Yennefer et le sorceleur: un récit assez rocambolesque par moment.
Prenant soin de décrire les coutumes et le fonctionnement de son univers impitoyable à travers ce recueil d'histoires courtes, l'écrivain polonais parvient à y rendre attachant la plupart de ses personnages, sans pour autant éviter certains stéréotypes.

 

L'épée de la providence - note: 8/10 sur Sens Critique

Encore sous le format d'un recueil d'histoires courtes, ce second tome des aventures de Geralt de Riv s' attarde sur sa relation complexe avec Yennefer, tout en racontant moult péripéties vécues en compagnie du farfelu Jaskier, barde faisant office de faire-valoir du héros. On peut y retenir l'intéressante traque d'un dragon doré et la touchante rencontre avec Petit-Oeil, une barde connue par Jaskier. Mais ce sont surtout les 2 derniers récits les plus importants évoquant la première rencontre entre Geralt et la princesse Cirilla, alias Ciri. Malgré les nombreux flash-back pouvant porter à confusion, les toutes dernières pages arrivent à se montrer émouvantes grâce à un ultime coup de pouce du destin. Ha, la providence... C'est beau.

 

Le sang des elfes - note: 8,5/10 sur Sens Critique

Le sang des elfes me rassure définitivement d'avoir découvert cet univers d'abord par The Witcher 3 pour ensuite le vivre à travers les romans. Quel plaisir d'arriver à coller un visage sur cette galerie de personnages car pour ce 3e tome, ils sont nombreux: Vesemir, Lambert, Eskel pour les sorceleurs, Yennefer, Ciri, Philippa et surtout Triss Merigold faisant enfin son entrée du côté des magiciennes. Centre de toutes les attentions (y compris de son auteur), Ciri confirme déjà du haut de ses 13 ans son statut de star féminine principale (elle n'est pas encore la beauté au regard vert fatal du RPG) face à laquelle notre cher sorceleur a bien du mal à exister. Pratiquement tout le bouquin est consacré à Ciri et à ses formations de sorceleuse/magicienne. Cela permet de connaître en détail ses premières rencontres avec Triss à Kaer Morhen et surtout Yennefer, sa future tutrice au tremple Nenneke. L'humour est assez présent pour tromper les nombreuses longueurs, comme cette engueulade de Triss envers les sorceleurs, habitués à entraîner des garçons et oubliant maladroitement les indispositions menstruelles de Ciri.
En parallèle, les conflits géopolitiques sont largement traités (mieux avoir une carte pour s' y retrouver) où complots, intérêts troubles, conflits racistes et tentatives de tortures ne ménagent pas leur peine pour nous tenir en haleine. Très bon, malgré les quelques passages à vide que le casting fabuleux se chargera de combler.

 

Le temps du mépris - note: 8,5/10 sur Sens Critique

Ce 4e tome relate le fameux coup d'état de l'île de Thanedd, quartier général des sorciers et magiciennes dont la déconfiture tragique va entrainer la chute définitive de l'ordre de la magie. Un massacre qui va permettre à l'empire nilfgaardien d'entamer sérieusement sa conquête des territoires du nord. Au milieu de ce chaos, les retrouvailles du couple Geralt/Yennefer et le plaisir de la réconciliation vont être de courte durée, obligés de couvrir la fuite de leur "fille" Ciri. Cette dernière privée de son "papa" et sa "maman" va débuter son long chemin de croix où souffrance, captivité et violents cauchemars évoquant la démoniaque chasse sauvage ne vont pas épargner la jeune ado de 14 ans.
D'une intensité encore rarement atteinte depuis le début de la saga, le rythme de ce roman se trouve néanmoins handicapé par son chapitre 6: d'une longueur irraisonnable, le fardeau de Ciri dans le désert aurait pu largement être écourté. On pourrait presque soupçonner chez l'auteur un plaisir sadique à martyriser sa jeune élue au regard vert perçant, juste pour nous faire comprendre ses facultés de divine guerrière alors qu'on les a bien saisies sur le précédent tome (et encore plus si on a bouclé The Witcher 3). Cela dit, on est pressé d'enchainer sur la suite. A signaler parmi les magiciennes, la première apparition de Keira Metz.

 

Le baptême du feu - note: 6/10 sur Sens Critique

Décevant par rapport aux événements lancés par le tome précédent. Alors que ce dernier passait la quatrième vitesse, le baptême du feu rétrograde scandaleusement en seconde position pendant au moins les 2 tiers du bouquin. Geralt s' obstine à vouloir descendre au Sud secourir Ciri à Nilfgaard, or le lecteur sait déjà que c'est une perte de temps. Pour ne rien arranger, ce voyage inutile abuse des longueurs. Seules consolations de cette odyssée en pleine guerre: les rencontres de nouveaux personnages tels que Zoltan, le nain bon vivant et surtout Regis, le chirgurgien-barbier dont sa vraie nature devient vite un secret de polichinelle. Les passages sur la naissance de la Loge des magiciennes sont les plus intéressants. Ciri étant presque inexistante dans ce 5e tome, Geralt retrouve ainsi le premier rôle. Jaskier, lui, est toujours impeccable en faire-valoir du héros. Malgré son casting, ce 5e volume tourne trop en rond et reste l'un des plus faibles de la série. 

 

La tour de l'hirondelle - note: 9,5/10 sur Sens Critique

L'un des meilleurs de la série car peut-être le plus éprouvant. Il narre la transformation physique de Ciri Riannon telle qu'on la connait dans The Witcher III. Déjà, les deux premiers chapitres laissent sans voix. L'introduction de Léo Bonhart a des allures de western, mais à la sauce fantasy horrifique.
A la manière des précédents tomes construits comme un puzzle, le récit switche vite d'une destinée à l'autre pouvant semer une confusion dans la lecture. Recoiffant sa casquette d'auteur tortionnaire, Sapkowski bascule par moment dans le sordide. Le malaise de certains passages est palpable. Et Geralt pendant ce temps? Suite à un mauvais choix dans la précédente aventure lui ayant fait perdre beaucoup de temps (et au lecteur aussi), il patauge encore dans son bourbier et peine à parvenir à son objectif. Ne pouvant compter sur son loup blanc, l'indestructible Ciri alias l'hirondelle passe alors de proie à prédatrice. Le quota de présence entre le héros et l'héroïne est à peu près équilibré sur ce nouveau récit, efficace en conspirations et trahisons politiques. Ah oui, l'embuscade du lac gelé est une séquence fantastique. Rien à redire: cette saga fantasy mérite son succès. 

 

La dame du lac - note: 9/10 sur Sens Critique

Sans surprise, le dernier tome est le plus gros morceau (plus de 650 pages) mais aurait pu être raccourci. Le séjour hivernal du groupe de Geralt à Toussaint cause une grosse longueur au démarrage. Sapkowski alterne comme d'habitude plusieurs destinées où anonymes et héros façonnent progressivement cette aventure éprouvante. Considérée comme un simple objet sexuel par ses poursuivants, Ciri utilise désormais son pouvoir de voyager à travers le temps et les âges pour leur échapper. Ce prétexte permet à l'auteur de se lâcher dans des délires temporels aussi amusants que macabres: Ciri passe ainsi de l'univers des légendes arthuriennes à notre beau pays (la route reliant Melun et Auxerre, oui vous avez bien lu) jouant sans cesse avec l'espace temps des mondes pour semer ces satanés elfes. Mais notre super héroïne est aussi une super poissarde: quitter un enfer pour en rejoindre un autre ne nous surprend même plus. Une tentative de viol de la part d'un cannibale ne pouvait tomber que sur elle forcément, tout comme répandre involontairement une grave maladie dans une époque qui n'avait rien demandé.
La fameuse prophétie du grand froid est longuement évoquée mais il faudra boucler The Witcher 3 pour comprendre l'importance de ce passage. Le clan des magiciennes, faisant la pluie et le beau temps dans l'avenir des contrées, offre toujours de beaux moments de négociations tandis que la description des dernières batailles du conflit sud/nord fait froid dans le dos. Un sentiment qui s' intensifie avec le chapitre 9 offrant le duel tant attendu du couple star Geralt/Ciri face à leurs ennemis mortels. L'assaut sur le château de Stygg est un véritable carnage tandis que la conclusion mystique et désenchantée finit de nous achever.
Déroutant mais cohérent, La Dame du lac offre une transition parfaite avec la trilogie The Witcher, un univers qui ne s' interdit rien et va jusqu'au bout de sa philosophie.

 

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