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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 23:47
FAR CRY V [Test]

Ayant pulvérisé des records de ventes depuis l'existence de la licence et dominé les charts (aux cotés de God of War) durant le premier semestre, Far Cry V s'est imposé comme l'un des blockbusters incontournables de 2018. Avec cet épisode, Ubisoft fait le choix de rapprocher son FPS vers le RPG, comme l'on déjà fait d'autres titres dans le passé, avec Borderlands ou encore Destiny.

 

Pourquoi l'affiche a fait polémique?

Ce sont des partisans de l'extrême droite américaine qui se sont emballés car le Père Joseph et ses complices tiennent les mêmes postures que Jésus et ses apôtres dans le fameux tableau "La Cène". Ubisoft a été accusé de racisme anti-chrétien, faisant passer les pratiquants religieux pour des extrémistes fanatiques. D'autres y ont vu une propagande anti-Trump. En face, Ubisoft a répondu "qu'il n'était ici que de pure fiction et qu'il est intéressant qu'un jeu vidéo provoque ce genre de débat."

Une polémique dès le lancement du jeu? Hop, 310 millions de $ de recettes dès la 1ere semaine.

Une polémique dès le lancement du jeu? Hop, 310 millions de $ de recettes dès la 1ere semaine.

En quoi le 5e épisode se rapproche-t-il plus du RPG que les précédents?

Parmi les nouveautés, on peut créer son personnage et l'immense map est accessible de suite: fini le héros imposé et les tours radio à atteindre pour ouvrir progressivement l'open world. On peut aussi recruter des compagnons de la résistances (ou les 9 experts comme Grace Amstrong, Hurk Drubman, Nick Rye ou Jess Black par exemple) pour nous appuyer durant l'aventure principale et les quêtes annexes. Bref, "you're not alone". A cela se rajoutent des dizaines de compétences à débloquer pour l'évolution de l'avatar. Anecdote amusante: on débute la partie en... sortant d'un bunker souterrain. Coucou Fallout!

Le fait de concevoir un héros muet et sans background a l'avantage de faire fonctionner les cellules grises: comme un roleplay, autant lui créer une histoire. Mon choix d'avatar m'a orienté à recréer Lara Croft (oui, encore elle) pour prolonger le délire survival versus secte. Je me suis amusé à imaginer qu'elle infiltre la police locale pour aller enquêter sur des évènements extraterrestes (proposé par une quête annexe du jeu) survenus dans le Montana. Sauf que ce dernier est occupé par les fanatiques de la famille Seed. Seul le gouvernement US est au courant de sa couverture et lui laisse carte blanche. Voilà pour le p'tit délire perso.

A gauche, mon avatar créé (oui, c'est Lara). A droite, deux des neufs experts: Jess et Grace.

A gauche, mon avatar créé (oui, c'est Lara). A droite, deux des neufs experts: Jess et Grace.

Les méchants sont-ils aussi marquants que les 2 précédents épisodes?

Selon de nombreux avis, Joseph Seed dit "Le père" est plus flippant que Pagan Min (4e épisode) mais pas autant que Vaas (3e épisode). Ce dernier arrive même en tête des meilleurs méchants selon un sondage sur Sens Critique. On verra sur le long terme l'influence du Père Joseph sur le public. Signalons l'autre antagoniste marquant de ce 5e épisode: la belle Faith Seed. Cette toxicomane touchante et surtout à l'influence diabolique ne laissera personne indifférent.

Dans l'immense Montana de Hope Country, le Père Joseph Seed se prend pour la déesse Azura.

Dans l'immense Montana de Hope Country, le Père Joseph Seed se prend pour la déesse Azura.

Sous l'emprise de la Grâce (la drogue de la secte), Faith Seed nous apparait comme une divinité.

Sous l'emprise de la Grâce (la drogue de la secte), Faith Seed nous apparait comme une divinité.

John Seed, l'un des frangins terribles avec Jacob, possède l'un des bunkers les mieux protégés.

John Seed, l'un des frangins terribles avec Jacob, possède l'un des bunkers les mieux protégés.

Peut-on contempler son avatar dans le jeu?

Non, car Ubi veut garder le principe de base du FPS: jeu à la première personne et non TPS. On peut voir son avatar (et les nombreuses tenue disponibles) uniquement dans le menu ou... au moment de sa mort. Oui c'est cruel. Sinon, avec la réputation grandissante au fil du jeu, on peut l'apercevoir sur des affiches Wanted placardées par la secte.

 

Qu'offre le gameplay?

On a l'impression de jouer à Tomb Raider ou Horizon (tirolienne, plateformes signalées par du cordage bleu et non de la peinture blanche) mais en vue subjective. On peut nager, conduire des véhicules (routiers, aériens ou nautiques), jouer à Tarzan avec le grappin et pêcher pour revendre ses prises... L'arsenal disponible est également impressionnant. Le début du jeu reste très difficile car mal calibré: trop d'ennemis et pas assez d'armes encore en possession. Le scénario nous prendra en otage lorsque la jauge de la rébellion augmente à certains paliers.

 

De l'exploration, de l'explosion, du fun: la répétitivité est soutenue par l'intensité des évènements.

De l'exploration, de l'explosion, du fun: la répétitivité est soutenue par l'intensité des évènements.

Le WindowMaker, un Desert Eagle 50 rouge et Jess Black: j'ai ce qu'il faut pour être heureux.

Le WindowMaker, un Desert Eagle 50 rouge et Jess Black: j'ai ce qu'il faut pour être heureux.

Combien de fins  sont disponibles?

Sauf changement avec une future mise à jour, il y en a trois dont une dès les premières minutes en fonction du choix de menotter ou non le Père.

Ma note sur Sens Critique: 8/10

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 20:46
TOMB RAIDER Definitive edition [Test express]

-----------------| REALISATION: 9/10 |---------------- 

Du 60fps/1080p pour ce lifting fait en bon et due forme. On redécouvre presque le jeu au niveau de la technique. Et puis le nouveau visage de Lara, ben ouais quoi!

 

-----------| SYSTEME DE COMBAT: 9/10|------------

Ce TPS/RPG était très bon sur PS3. Il n'y a pas de raison que ça change. Les gunfights sont nerveuses, excessives et les QTE ne sont pas en reste. Certains passages se montrent éprouvants, dans le bon sens du terme.

 

--------------------| MUSIQUES: 8/10 |------------------

Même note que sur PS3 vu qu'elles sont inchangées. On appréciera cette montée crescendo durant l'ascension finale.

 

-----------------| PERSONNAGES: 6/10 |---------------

La belle Lara Croft se montre plus humaine, moins sûre d'elle. Rien à voir avec la bimbo conne, vendue comme objet sexuel vidéoludique dans les années 90. Son entrainement physique imposé par son pygmalion, vétéran de l'armée britannique, lui permettra de réaliser des prouesses surréalistes. Le reste du casting? Il est déjà oublié.

 

-------------------| SCENARIO: 7/10 |------------------- 

Le récit s'appuie sur les légendes du Yamatai et d'Himiko, la reine solaire. Reprenant le thème populaire de l'île maudite isolée, le cheminement construit ses fondations sur du classique inébranlable. La survie extrême en milieu hostile, c'est de la valeur sûre et quand c'est bien amené, ça marche du feu de dieu. Ici, c'est le cas de cet épisode qui a marqué la décennie. Il remet au premier plan une mère Lara qui avait bien besoin de ce coup de pied aux fesses pour faire son grand retour.

 

Avis plus détaillé dans [Partie vécue]

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 18:06
TALES OF BERSERIA [Test express]

-----------------| REALISATION: 3/10 |---------------- 

Sur PS4, le rendu niveau PS2 n'est plus acceptable surtout avec une modélisation aussi dégueulasse. Le rendu anime ne peut plus être un prétexte pour justifier un tel rendu, surtout avec des décors 3D taillés à la serpe. D'habitude, les cinématiques animés arrivent à compenser... Plus cette fois!

 

-----------| SYSTEME DE COMBAT: 8/10|------------

Jamais décevant sur ce critère, cet épisode respecte la tradition. Le système joue sur les malus élémentaires, couplé à du remplissage de jauge. Les touches L2 et R2 vous permettront d'en finir plus rapidement si les conditions le permettent. Le craft et la gestion de l'équipement arrive à se montrer intéressant même si on passe du temps à comparer les bonus/malus offert par chacun.

 

--------------------| MUSIQUES: 7/10 |------------------

De qualité mais rien de mémorable sur cet épisode. Dommage...

 

-----------------| PERSONNAGES: 9/10 |---------------

Velvet rentre facilement dans le panthéon des héroïnes les plus mémorables de la série, même si je lui préfère largement une certaine Milla Maxwell. La peste Magilou arrive même à lui faire de l'ombre. Le reste du casting est plus mature qu'à l'accoutumée. Une réussite.

 

-------------------| SCENARIO: 9/10 |------------------- 

Un beau récit de vengeance et de rédemption avec toutes les conséquences de non-retour qui en découleront. Un épisode plus adulte, plus sombre qui aurait davantage marqué son passage si la réalisation technique avait eu les ambitions nécessaire. Faudra faire sans, tant pis!

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 19:20
DOKI DOKI LITERATURE CLUB [Test express]

-----------------| REALISATION: 5/10 |---------------- 

Un nouveau visual novel dans ce blog mais pas n'importe lequel vu le phénomène inattendu qu'il a engendré. Rien d'extraordinaire dans la réalisation hormis les "effets" dans la seconde partie de l'histoire. Pour les artworks et les décors, c'est coloré avec un trait appliqué. Pour info, le jeu est gratuit.

 

--------------------| MUSIQUES: 6/10 |------------------

Bof, bof! Je n'ai retenu aucun thème en particulier. Mais l'ambiance sonore arrive à remplir son contrat, surtout vers la fin.

 

-----------------| PERSONNAGES: 8/10 |---------------

Seulement 4 filles (Monika, Natsuki, Sayori et Yuri) mais attention aux surprises, surtout l'une d'entre elles à la fin. Les stéréotypes évidents ne sont qu'un piège: on retrouve l'amie d'enfance, la râleuse, la timide et... celle dont vous n'oublierez plus jamais son prénom à la fin du jeu.

-------------------| SCENARIO: 9/10 |------------------- 

Ca commence comme un VN de drague, ça a la gueule d'un VN de drague mais... Voilà il faut y jouer pour comprendre. On incarne un étudiant qui intègre le club de littérature de son lycée, poussé par son amie d'enfance Sayori. Le début est très ennuyeux avec un enchainement de poème à créer en choisissant des mots au hasard parmi une sélection. Au fur et à mesure, on découvre qu'il y a quand même quelque chose de bizarre, mais quoi? Un mal difficile à identifier est ce qu'il existe de plus effrayant. Jouez-y, vous verrez.

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 21:12
BLUE REFLECTION [Test express]

-----------------| REALISATION: 8/10 |---------------- 

Oui, une très bonne note graphique à une production Gust, qui l'eût cru? Visuellement, le nouveau moteur 3D fait bien le job mais les carences techniques en exploration persistent: les zones sont encore trop réduites.

 

-----------| SYSTEME DE COMBAT: 7/10|------------

A cause de la facilité extréme du jeu, le tour par tour ne montre son potentiel que contre les boss. Ces joutes étant plus longues, on profite pleinement de la gestion de la jauge d'either. Le concept de la timeline fait penser à celui de Grandia ou plus récemment Child of Light. Les supports sont un bonus appréciable.

 

--------------------| MUSIQUES: 6/10 |------------------

La plupart des thèmes sont reposants et discrets. Ca se réveille pendant les combats, heureusement.

 

-----------------| PERSONNAGES: 6/10 |---------------

Hinako, aussi magnifique soit-elle dans son costard de magical-girl, peine à prendre du relief malgré la mélancolie qui l'habite à cause de son rêve brisé. Yuzu et Lime ne font guère mieux malgré le final intéressant de leur destinée.

 

-------------------| SCENARIO: 6/10 |------------------- 

Une histoire de dimension parallèle sympathique, avec des ingrédients issues de la Kabbale dont le point d'entrée est le lycée pour fille, dans lequel étudie Hinako. Mais tout ça manque de profondeur. Les scènes dénudées pour faire plaisir au public masculin n'apportent malheureusement rien de plus au background.

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