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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 20:53
[Revue de test] THE LEGEND OF ZELDA, Majora's Mask 3D

                                          Des ténèbres qui font envie.

Parce que Final Fantasy XIV me prend beaucoup de temps, il m'en reste peu pour le blog. Mais ce mois-ci, je vais revenir ici pour écrire quelques lignes et partager mes émotions dans cet espace qui le mérite. On commence par le remake du grand Majora's Mask sur 3DS qui ouvre les festivités d'une actu RPG particulièrement (encore) chargée cette année. Considéré comme le plus ténébreux de la série, les sites sont raccords sur les notes pour rendre hommage à un titre ultime sorti à une période bénite (l'an 2000 où sortaient Skies of Arcadia, Final Fantasy IX, Shenmue...) de découvertes. Malgré une casualisation faisant grincer, cet épisode est salué pour son principe de temps limité avec seulement 3 jours pour sauver le monde, un concept récemment revisité avec savoir-faire par Square-enix sur l'excellent Lightning Returns. Un titre 3DS à ne pas rater avant la venue du grand Zelda Wii U prévue pour cette fin d'année.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:48
FINAL FANTASY X-2.5 ~ Le Prix de l'éternité ~ [Livre, Actu]

Les éditions Lumen ont flairé le bon filon avec la licence Final Fantasy. La publication des écrits inédits des scénaristes officiels permettent aux fans de découvrir les épisodes canoniques sous un autre oeil, pour le meilleur mais aussi le pire. Justement en parlant de pire, Lumen s'attaque cette fois-ci au roman maudit de Nojima, le récit implacable qui a provoqué des crises d'indignation et autre levées de boucliers au Japon: le "bienheureux" Final Fantasy X-2.5 ~ Le Prix de l'éternité ~.

 

Nous verrons bien plus bas pourquoi cette suite directe de Final Fantasy X-2 a provoqué la stupéfaction chez bon nombre d'adeptes de Spira. Après lecture, j'ai eu la même réaction en pensant: "Nojima, qu'as-tu fais?". Ce roublard n'a pas finit de nous faire tourner en bourrique. Mais si le choc et la surprise sont de mise, l'indignation n'a pas lieu d'être car Nojima respecte parfaitement sa création, la mythologie Spira, malgré des choix matures absolument burnés.

Qu'on le veuille ou non, le scénariste enrichit non seulement son univers mais se permet en plus de nous renseigner davantage sur certains peuples/lieux et croyances. Vous rêvez d'en savoir plus sur l'origine des Al Bhed, de l'histoire de Besaid pendant la guerre des machines ou encore sur les Priants (appelés aussi Coeur de Chimère)? Ouvrez donc l'ouvrage, il est fait pour vous mais attention vous n'en sortirez pas indemne.

FINAL FANTASY X-2.5 ~ Le Prix de l'éternité ~ [Livre, Actu]

/!\ Si vous n'avez pas encore lu ~ Le Prix de l'éternité ~, vous pouvez vous arrêtez ici car le ressenti ci-dessous contient plein de spoilers. /!\

 

Le livre est divisé en 34 chapitres (certains sont très courts!) ressemblés en 3 grandes parties, intitulées chacune "Tidus", "Yuna" et "T & Y". Difficile de faire plus simple. Par contre, il y a deux intrigues traitées en parallèle, pouvant semer la confusion: les péripéties du couple Yuna/Tidus et les aventures d'un groupe de moines guerriers, protégeant des invokeurs sur une île inconnue pendant la guerre des machines, 1000 ans plus tôt. Une relecture sera nécessaire pour tout bien saisir.

 

Partie I: TIDUS

Le récit commence sur la bonne fin de Final Fantasy X-2, celle où Tidus (réincarné par la volonté des Priants selon sa propre théorie) remonte joyeusement à la surface de Besaid, au large de la plage. Le Celsius arrive en trombe au dessus de sa tête pour larguer dans ses bras Yuna, sa douce promise. La description est absolument fidèle à la conclusion du jeu avec le rassemblement public sur la crique. Au sein de la population, on compte évidemment Wakka, sa compagne Lulu la somptueuse arcaniste et leur enfant Vidin. Sauf que le happy-end va être de courte durée. En effet, Tidus va vite être en proie de questions existentielles lorsque quelques moments plus tard, Rikku lui raconte leurs exploits au sein des Albatros. Le blitz-balleur semble n'avoir manqué à personne (ce qui est faux) et le fait que Yuna reste toujours très demandée au sein des croyants de Besaid n'arrange pas les choses. Se sentant rapidement délaissé, sa jovialité légendaire va laisser place à une mauvaise humeur répétitive. Nojima nous fait bien sentir que la soliditidé du couple Yuna/Tidus va leur demander beaucoup de travail car ils sont trop différents. Errant sans but sur l'île, Tidus va faire une étrange rencontre en la personne de Bria, un pêcheur installé à Besaid depuis 1 mois. Pourtant Yuna arrive à se libérer et embarque son amoureux à bord de L'As des Aurochs, le navire d'entrainement de l'équipe de Wakka pour une croisière privée. Malheureusement suite à une violente tempête, le bateau est détruit et le couple dérive avant d'apercevoir au loin une île inconnue.

1000 ans plus tôt sur cette île, dans un bunker souterrain, une armée de moines guerriers défendirent corps et âme cinq invokeurs pendant la guerre des machines. Le récit se centre rapidement sur Kush, une jeune Invokeur et son Garde Valm. On retient aussi les noms d'Ifanahl (un autre Invokeur), d'Alb (le chef d'équipe) et ses étranges "machines" appelées Bedohls. Tout ce charmant petit monde va hélas au fil des heures subir un assaut massif des troupes zanarkiennes, venues tuer les invokeurs. Parmis leurs ames redoudables, l'intrigue s'attarde sur la bombe roulante maquillée en ballon de Blitzball.

Une excellente première partie mais confuse à la première lecture. L'intrigue du couple Valm/Kush nous est envoyée à la gueule un peu trop brutalement. Il m'a fallu une relecture pour comprendre qu'Alb était un traitre (donc responsable de l'assaut tragique) et que les Bedohls sont en réalité des humains (du moins pas tous, certains sont vraiment des machines). Une supercherie utilisée par ce peuple et Alb pour tromper les moines-guerriers durant l'attaque zanarkienne. J'ai aussi mieux saisi l'assassinat de Valm, commis par un bedohl revanchard amputé d'une main. Les noms de Valm, Kush, Ifanahl, Alb sont des pseudonymes empruntés sur des divinités de Spira, dont les statues à leur effigie sont présentes sur l'île. Le point le plus important à retenir reste la méthode utilisée pour concevoir les fameux coeurs de chimère, à savoir l'acte sexuel entre 2 êtres sentimentalement très liés! C'est la première polémique du roman. Et pourtant le récit nous apprend vite par les propos d'Ifanahl qu'il existent d'autres moyens donc les puritains peuvent être rassurés. Autre détail non négligeable: Yuna et Tidus couchent enfin ensemble (dans L'As des Aurochs juste avant d'être happé par la tempête). le récit arrondit les angles sans être clairement explicite mais ça va, on a bien compris et c'est dans l'ordre logique humaine.

 

Partie II: YUNA

Cette seconde partie est la plus courte avec seulement 30 pages occupées sur 280. Mais c'est symboliquement voulu car l'évènemement hautement tragique ayant provoqué les tollés au Japon clotûre cette partie, entièrement dédiée au couple Yuna /Tidus. Aprés avoir survécus à la tempête (mais pas le navire) et dérivés longuement par des moyens rudimentaires, les deux tourtereaux échouent sur l'île ayant servi de repère à l'armée de Valm et Kush 1000 ans plus tôt. En l'explorant, Yuna et Tidus découvrent qu'elle ressemble fortement à Besaid. Leur attention est portée par une multitude de statues parsemées ici et là indiquant des voies sans issues. Si les deux héros ne comprennent pas leur utilité, il m'a fallu de mon coté relire pour saisir que ces statues ne sont que des repères pour les nombreuses entrées camouflées du bunker souterrain. Des issues que Tidus et Yuna ne voient pas évidemment puisqu'elles sont cachées. Mais en continuant leur exploration, le couple tombe dans le guet-apens d'un Bedohl mécanique, vestige de la guerre des machines. Caché dans l'épaisse végétation, il envoie aux pieds de Tidus une bombe maquillé en ballon de blitz. Ne se méfiant pas du danger, Tidus s'approche au moment où l'explosion se produit. Resté en arrière, Yuna est épargnée tandis que la tête de son amoureux git à ses pieds. Un passage édifiant qui provoque en premier temps l'incrédulité la plus totale. Sauf que c'est bien réel et que Nojima se sert de cette tragédie brutale pour révéler une nouvelle capacité d'invocation à partir des furolucioles, l'énergie spirituelle représentant l'esprit des défunts. Le dialogue qui s'ensuit entre Yuna et Ifanahl ne nous le révèle pas tout de suite.

 

Partie III: T & Y

La dernière section est évidemment la plus riche en révélations mais étrangement n'est pas la plus marquante. Yuna et Tidus (qu'on retrouve de suite aprés le drame, on se dit forcément qu'il y a un truc!) vont permettre au trio Ifanahl/Kush/Valm de trouver la paix et d'être guidé dans l'Au-Delà. Le reste du casting de Final Fantasy X/X-2 est bien mis en avant lorsque Bria/Valm retrouve la mémoire et pète les plombs. On constate la volonté du jeune Shinra à découvrir davantage d'infos sur son peuple les Al Bheds (historiquement les Bedohls) considéré comme êtres inférieurs. Ce qu'il faut retenir de plus important dans cette partie, c'est le rôle des furolucioles permettant de se transformer en esprit incarné du défunt par la forte volonté de l'Invokeur. C'est ainsi que Yuna a fait revenir Tidus. C'est désormais un esprit incarné qui restera vivant tant que la prêtresse aux guns le restera.

FINAL FANTASY X-2.5 ~ Le Prix de l'éternité ~ [Livre, Actu]

Le plus marquant de cette dernière partie reste la nouvelle interprétation donnée à la cinématique in-game faisant office de fin parfaite à Final Fantasy X-2. Le roman se termine sur cette scène! Ce qui signifie que Tidus est déjà un esprit incarné dans cette cinématique se déroulant bien plus tard après les retrouvailles de Besaid. Les évènements du roman se glissent entre les deux fins "good" et "perfect" du jeu. Je m'interrogeais sur la réelle utilité de cette courte cinématique à l'époque, extrèment dure à débloquer. Je pensais que le scénariste s'en servait pour expliquer simplement la théorie du retour à la vie physique de Tidus (qui a été malheureusement de courte durée) face à une Yuna mélancolique (on comprend pourquoi) mais néanmoins heureuse (elle n'a pas le choix). En fait pas du tout, quoique... Pensait-il déjà à l'histoire du Prix de l'éternité? rien n'est moins sur.

 

Nojima est-il un sadique? Un fou? Un élucubrateur de pacotille? Un génie? Ceci est un autre débat mais ce qui certain avec ses histoires, c'est qu'elles transmettent la même passion: celle de comprendre.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 14:19
[Revue de test] TEARS OF TIARA II

                                                      L'illustre anonyme.

Sorti cet automne chez nous sous une grande indifférence, noyé par moult sorties de blockbusters occidentaux, ce T-RPG signé Aquaplus se retrouve pourtant être comme l'un des T-RPG les plus solides sur PS3 depuis un certain Valkyria Chronicles. La plupart des sites s'accordent sur l'intensité de l'histoire et les personnages réussis, ce qui est un point fort énorme. Certes graphiquement dépassé, il n'en reste pas moins agréable et coloré à l'oeil. Les dialogues trop longs reste le point le plus noir du jeu (l'intrigue met du temps à se lancer) mais le doublage intégral en japonais pourra faire passer la pillule aux plus exigeants. Pour ma part, je l'ai acheté pour soutenir l'effort de localisation, en espérant d'avoir du temps pour le boucler.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 19:20
[Revue de test] HYRULE WARRIORS

                                                    Zelda autrement.

Le "musô", qu'est ce que c'est que ce terme barbare? Ca vient du Japon et c'est synonyme de Beat'em'all, genre glorifié par Dynasty Warriors. Nintendo a cette idée aussi originale que folle: adapter le concept à Zelda, une licence dont le genre était mal parti pour s'y prêter. Propulsé sur un immense champ de bataille, Link, Zelda, Impa et tous ceux ayant accompagnés leurs aventures doivent remplir plusieurs objectifs pour gérer à bien ce gros bordel. Hormis la répétitivité inévitable du gameplay souligné par tous les sites, le contenu immense reste l'atout majeur et les thèmes remixés sont un bonheur à écouter. En attendant le prochain vrai Zelda sur WiiU...

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 18:46
DESTINY [Partie vécue]

Avec 30 heures de partie pour boucler le scénario principal (si du moins on peut appeler ça un scénario...) et quelques raids en coop', j'avais envie de consacrer un gros article sur ce MMO avantagé d'une campagne marketing très efficace. Alors chef d'oeuvre ou pétard mouillé?

 

Le jeu commence sur terre, en ancienne Russie, avec la scéance d'exploration du spectre, un petit robot flottant qui aura à vos cotés la même fonction qu'une fée dans un Zelda, à savoir vous guider dans votre quête contre le mal. Ce spectre me sort de mon sommeil au milieu de nulle part, comme ça, pouf! Pourquoi mon avatar (un Gardien) roupillait en plein cimetierre rempli de bagnoles rouillées, on n'en sait rien et le jeu me fait rapidement comprendre qu'on s'en fout. Il faut se dépêcher de pénétrer dans l'immense complexe dévasté car des Déchus (des aliens-pas-beaux) me traquent.

 

Une ambiance fantastique.

Pas le temps de lambiner, le spectre me conduit directement vers ma première arme du jeu et c'est parti pour le massacre. Ma dernière expérience avec un FPS remontant à Duke Nukem 3D (sortie en 1996), j'avais normalement du soucis à me faire... Eh bien non! Destiny puise sa force dans une accessibilité et un fun quasi-immédiat.

DESTINY [Partie vécue]

Le tout couplé à une direction artistique de haute volée et une belle réalisation, même si j'avoue avoir été un chouia déçu sur ma PS4 toute neuve par le rendu assez grossier de certaines textures. Le handicap du multi-support a encore frappé.

Après avoir dégoté un vaisseau pour fuir cet enfer, me voilà arrivé à la Tour, résidence des Gardiens située dans le Quartier de Surveillance de la Cité (dernier bastion de l'humanité face à l'invasion alien). La cinématique montrant le débarquement de ma Gardienne (oui, j'ai choisi d'incarner une femme, ça augmente les chances de galanterie dans l'entraide) est très saisissante par sa beauté.

DESTINY [Partie vécue]

Véritable complexe commercial ultra-moderne, c'est un lieu où on reviendra systématiquement après chaque missions pour acquérir de l'équipement plus puissant. C'est le seul endroit où l'on pourra admirer la tronche de notre avatar avec une vue à la 3e personne. 

 

RPG, MMO ou FPS?

Les trois, mon capitaine! L'équilibre entre ces genres m'a paru bien équilibré même si l'aspect Jeu de Rôle par son craft reste loin des capacités monstrueuses que puisse offrir un vrai et grand RPG. On débloque de nouvelles capacités (pas si nombreuses que ça) qu'on choisira aux premières débloquées en début de partie. C'est sur la richesse des nombreuses armes aux statistiques toujours plus puissantes que Destiny ne déçoit pas. A la manière d'un Diablo, on refait les mêmes niveaux en espérant décrocher le loot rare tant attendu. Un concept répétitif et restreint qui découragera bon nombre de joueurs.

DESTINY [Partie vécue]
DESTINY [Partie vécue]

"Moi vois, moi tue" bis repetita.

Pour éviter la lassitude, l'aspect MMO entre en scène pour remplir sa part de contrat. Les assauts à trois joueurs face à de giga-boss comme Phogoth par exemple offriront de longues minutes de fun bien stressantes, surtout que le level design est très bien cogité. Le plaisir à plusieurs, Destiny est très fort dans ce critère. En solo, le constat est rude: l'ennui arrive rapidement et surtout il est impossible de jouer déconnecté. Online et coop' restent les maitres mots.

DESTINY [Partie vécue]

Une belle plastique malheureusement creuse.

Il est assez rageant de progresser dans un univers très bien imaginé mais dépourvu de l'essentiel: une histoire. "On s'en moque!" clameront certains voulant l'expérience de jeu immédiat sans subir une narration mais non, on s'en fout pas! Aujourd'hui on met trop en avant le multi-joueur au détriment du scénario.

DESTINY [Partie vécue]
DESTINY [Partie vécue]

Surtout que Destiny mêle habilement un monde purement SF avec bon nombre de termes empruntés dans les mythologies ou l'heroic-fantasy: Prêtresse, Gladiateurs, Chevaliers, Hydre, Gobelins, Minotaure, Chevaliers... Le bestiaire est travaillé dans son design et visuellement très percutant. Et je ne parle même pas du lieu final, impressionnant.

DESTINY [Partie vécue]

La direction artistique rappelle par moment le manga Apple Seed (la ressemblance de mon avatar avec Deunan Knute est fait exprès) avec son récit de Terre dévastée par la guerre et ses mecha sortis d'un jeu SF japonais. Seulement voilà, avec un récit pauvre et une exploration qui parait riche au départ mais dont on fait rapidement le tour, Destiny ne mérite pas toute la médiatisation dont il a bénéficié. Je ne regrette pas de l'avoir fait mais même à plusieurs, on finit par se sentir à l'étroit dans notre bon vieux système solaire. Seulement 4 planètes... On est loin du compte. Le premier gros DLC arrive bientôt mais voilà, il faut raquer et c'est pénible.
Je dois avouer que la grosse richesse d'un vrai RPG m'a un peu manqué mais qu'importe, je vais combler cela. Quant à Destiny, il mérite tout de même une attention particulière pour les fans de grind et de FPS en coop'.

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