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14 novembre 2022 1 14 /11 /novembre /2022 23:47
[Test/Review] BAYONETTA 3
L'apocalypse en mode
spectacle son et lumière.

Terminé en 20h environ (mode normal).

Bayonetta 3 est le premier que je fais alors que c'est le dernier épisode. Oui, comme The Witcher, j'aime parfois faire les choses à l'envers. Ca tombe bien, c'est le plus ambitieux. Un vingtaine d'heures pour un beat'em all, j'ai trouvé ça incroyablement copieux mais j'avoue ne pas les avoir vu passer, à l'exception peut-être du combat final (j'y reviendrai plus bas).

Après avoir enchainé des J-RPG aux scénar' plutôt tortueux, je me suis dit qu'un contact avec la sorcière la plus barrée du jv couperait un peu. Des trailers déjantés et un charac' design de fou furieux ont réussi à me vendre le truc (44€ en grande surface pour sa semaine de lancement). De New-York à Paris, en passant par Shibuya et la muraille de Chine, l'intrigue nous est balancée à la figure en mode OSEF, autrement dit: mal racontée. Divisée en 14 chapitres eux même partagés en versets, on est libre de les rejouer à loisir pour tenter de récolter la médaille ultime. Pour ça, Platinium Games y est allé franco: une 15e d'armes WTF disponibles, un nombre d'attaques et d'enchainement frôlant le délire plus des démons gigantesques à invoquer. Tout le (gros) budget est passé là-dedans et dans la modélisation du casting. Gros bémol par contre sur les environnements: les décors semblent venir de la gen PS2/NGC/XBox. La petite Switch peut essayer de se prendre pour une nex-gen, il faut bien faire des sacrifices quelque part.

Bayonetta 3 se revendique comme un jeu vidéo proposant du pur jeu vidéo: baston certes mais aussi shoot'em up ou phases de plate-formes à la Rolling Thunder (de Namco et ça date de 1986) avec le personnages de Jeanne, l'une des trois drôles de dames de l'équipe. Le seconde s'appelle Viola (ma préférée): avec son design de loubarde multicolore, digne des 80's, on pouvait s'attendre à un comportement badass. C'est tout le contraire, mademoiselle a avalé un clown et fait le pitre dès que l'occasion se présente: c'est une one-woman-show à elle seule, au point d'éclipser presque LA star, la waifu ensorcelante dûment nommée Bayonetta, toujours en retenue dans sa poseuse-attitude, affichant dans ce 3e épisode son meilleur design. Montant en puissance au fil de chapitres toujours plus barrés (le 9e offre un combat de boss à l'OST dantesque et le 12e intitulé "Au bout de la folie" mérite bien son nom), vivre en direct l'apocalypse à la sauce multivers n'a jamais été aussi drôle... jusqu'à ce que la conclusion arrive, nous prenant à contre-pied, sauf peut-être pour Viola vu les vagues indices chuchotés par Careza.

Mais comme bon nombre de prod' jap' ne sachant pas doser leur folie, l'affrontement final est interminable et gâche un brin le rythme: raccourcir un peu la démesure ne pouvait pas faire de mal (attention au risque de saturation). Le jeu n'est pas bien difficile en mode normal vu qu'il suffit simplement d'acheter en masse des sucettes de soins. Un mode de difficulté accrue, se rajoutant au mode expert, sera débloqué après un premier run bouclé.

Certains joueurs aimeraient bien voir ce 3e volet prétendre au titre de GOTY mais avec en face From Software et le Dieu de la guerre chez Sony, ça va être compliqué pour la spécialiste des arcanes de l'Umbra. Le générique de fin annonce la couleur: peu importe les évènements passés, the show must go on et Bayonetta restera toujours Bayonetta.

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